Tel est le titre de la dernière chronique de Ewald Pironet, rédacteur de « Knack », 18 avril 2020

https://www.knack.be/nieuws/belgie/kroniek-van-de-week-de-deconfiture-van-het-anti-coronabeleid-en-van-de-regering-wilmes/article-normal-1589487.html

(…) Cette dernière semaine a montré une fois de plus que le gouvernement Wilmès ne se maintient en vie, assez paradoxalement, que par le coronavirus et, peut-être davantage encore, par les postes. Ce gouvernement compte 13 ministres (en ce compris le Premier). Le MR en a 7, l’Open VLD et le CD&V 3 chacun. Dans tout autre gouvernement, ces partis auraient nettement moins de ministres.

Le gouvernement ne repose donc que sur trois partis, mais il est « toléré » aussi par la SP.A, Groen, le PS, le CDH, Ecolo et DéFi. Ce soutien est toutefois très fragile, car on sait depuis longtemps qu’une querelle existe entre le président du MR, Georges-Louis Bouchez, et le président du PS, Paul Magnette

Cette semaine, les socialistes – pas seulement le PS mais aussi la SP.A – s’en sont pris violemment au gouvernement à propos de la décision relative aux visites dans les maisons de repos. Le président de la SP.A, Conner Rousseau, s’est lâché sur les réseaux sociaux : Quel cafouillage ! Comment les gens peuvent-ils savoir ce que l’on attend d’eux, lorsque les ministres se contredisent eux-mêmes ? On a besoin d’urgence d’un message clair et d’un leadership. Et encore ceci : Get your shit together. Autrement dit : nous ne sommes pas là pour jouer les potiches. On fait de bonnes choses, mais ceci n’était pas bien. Le gouvernement doit se ressaisir et regagner la confiance avec une communication claire

Le gouvernement Wilmès va devoir prendre des décisions quant à la stratégie de déconfinement : comment va-t-on parvenir à normaliser à nouveau, plus ou moins, notre économie et notre société. Des mesures cruciales devront donc être prises. C’est une tâche délicate. Quasi impossible avec un « restregering » comme Wilmès II, qui essuie le feu de tous côtés.

Il y a trois semaines, le gouvernement Wilmès a obtenu les pleins pouvoirs. Ils ne valent que jusqu’à fin juin et pourraient encore être prolongés de trois mois. Difficile à dire ce qui pourra se passer fin septembre, mais il est de plus en plus évident que le gouvernement Wilmès II ne pourra se transformer en gouvernement de plein exercice, comme certains le pensaient ou le souhaitaient.

Personne ne voit clairement comment un autre gouvernement pourrait être formé. Des élections en septembre sont la seule solution sérieuse. Mais comme nous devrons passer les mois d’été au pays, ces élections pourraient aussi se tenir en juillet. Ce serait encore mieux.

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