Fête flamande à l’accent nationaliste
Pour son traditionnel discours prononcé à l’occasion de la Fête flamande du 11 juillet 2026, le ministre-président flamand, Matthias Diependaele (N-VA) ne déroge pas à sa règle nationaliste.
D’emblée, le ton est donné :
Ce que nous faisons nous-mêmes, nous devons le faire mieux. Même si de nombreux commentateurs se démènent pour prouver le contraire, c’est bien ce que nous faisons. Nous améliorons la Flandre. Nous renforçons la Flandre.
Matthias Diependale enchaîne ensuite sur le thème de l’autonomie fiscale :
En Espagne, les Basques perçoivent eux-mêmes tous les impôts sur leur territoire : impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés, TVA, droits d’accises. Ils financent ainsi leurs propres institutions et services, puis reversent ensuite un pourcentage fixe à Madrid. Ce pourcentage est calculé en fonction du poids économique du Pays basque dans l’ensemble de l’économie espagnole et est affecté aux compétences exclusivement nationales, telles que la défense, les ambassades et la dette publique. Voilà, chers amis, la prochaine étape que la Flandre doit également pouvoir franchir : une véritable autonomie fiscale.
Et de plaider pour une réforme de la loi de financement :
Cela signifie que nous bouleversons radicalement et complètement la logique de la Loi spéciale de financement. Cette responsabilisation mettrait fin aux logiques de cache-cache derrière d’autres niveaux de pouvoir. La Flandre est prête à prendre en charge ce qui n’est plus financé au niveau fédéral.
Matthias Diependaele se félicite, une fois de plus, qu’un nationaliste flamand soit à la tête du gouvernement fédéral :
Pour le dire en termes culinaires : au niveau fédéral, il y a heureusement aujourd’hui un chef flamand qui tente de mener une politique belge »à la flamande ».
Alors que la Belgique affronte l’Espagne en coupe du monde de football, le ministre-président flamand conclut par ce trait d’humour séparatiste :
Un match de football entre la Catalogne et la Flandre serait une affiche de premier plan.
