En 1968, le Rassemblement Wallon a vu le jour en réaction aux partis « traditionnels unitaires » qui s’opposaient à toute réforme de l’Etat dans un sens fédéral. On se souvient encore de l’affiche représentant Omer Vanaudenhove, le président du PLP-PVV, avec le slogan « Mon parti, c’est mon pays », orné du ruban tricolore.

Il fallut l’intervention inattendue du député libéral de Liège, Gérard Delruelle, au « Groupe des 28 », le 2 octobre 1969, pour que les choses évoluent de manière significative : La Wallonie doit recevoir quelque chose sur le plan économique en échange de l’autonomie culturelle que réclame la Flandre. Donnez aux régions des milliards pour régler leurs priorités ! Et Pierre Descamps, le nouveau président national du PLP-PVV de déclarer aussitôt et contre toute attente : Je partage entièrement le point de vue de M. Delruelle. Il vient d’exprimer ici la position de toute la délégation.Continuer la lecture

La Belgique pourrait disparaître par implosion, estime Jules Gheude après un sondage montrant la recrudescence du sentiment séparatiste. Selon lui, le CD&V a intérêt à faire échouer la Vivaldi.

Il y a peu, dans une opinion publiée sur ce site, Frédéric Amez, vice-président de B Plus, déclarait que seule une faible minorité de Flamands étaient gagnés à la cause séparatiste. Il citait le chiffre de 16%.

Cette semaine, un sondage réalisé par l’institut Dedicated pour Soir mag nous révèle qu’un quart des Belges sont favorables à la scission, dont 28% de Flamands. Mais l’on apprend aussi que 50,3% de ceux-ci sont disposés à accorder leurs suffrages au Vlaams Belang (27%) et à la N-VA (23,3%). Ce qui signifie que, forts d’une majorité absolue au sein du Parlement flamand, les élus de ces deux formations séparatistes disposeraient de la légitimité démocratique pour proclamer l’indépendance de la Flandre.
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Un quart des Belges sont favorables à la scission du pays, selon un sondage mené par l’institut Dedicated pour Soir mag qui en publie les résultats mercredi.

28% des Flamands sont favorables à la scission. Mais ils sont prêts, à 50,3%, à voter pour le Vlaams Belang (27%) et la N-VA (23,3%), deux formations ouvertement séparatistes… Majorité absolue donc au Parlement flamand.Continuer la lecture

Seize mois après les élections législatives du 16 mai 2019, la Belgique est toujours en quête d’un gouvernement de plein exercice. Les informateurs-explorateurs se sont succédé à un rythme soutenu et, en dépit des efforts déployés, aucune solution n’a pu être dégagée. En mars dernier, la crise sanitaire a permis de mettre sur pied un gouvernement majoritaire de circonstance, avec le soutien de certains partis d’opposition, mais, d’ici quelques jours, la Première ministre Sophie Wilmès se verra contrainte de solliciter à nouveau la confiance. C’est cette échéance qui pousse aujourd’hui le monde des partis à se repositionner et à modifier les stratégies.Continuer la lecture