Pour Bart De Wever, 2020 est une année à oublier au plus vite. Il a manqué son rendez-vous avec l’histoire. En été, il était à deux doigts de signer un accord historique avec le Parti socialiste pour arriver au confédéralisme. Mais finalement, ce n’est pas la violette-jaune qui l’a emporté, mais la coalition Vivaldi.Continuer la lecture

On trouvera ici la traduction de l’article de Kamiel Vermeylen de « Knack », 10 décembre 2020 Namur, fin octobre 2016. Christia Freeland est alors la ministre canadienne du Commerce et elle doit retenir ses larmes en informant la presse internationale du veto de Paul Magnette (PS) contre l’accord CETA de libre-éhange.Continuer la lecture

On se souvient des négociations Magnette (PS) / De Wever (N-VA), qui avaient permis aux deux hommes d’envisager une réforme de l’Etat dans le sens confédéral et qui furent aussitôt torpillées par le communiqué du tandem Bouchez (MR) / Nollet (Ecolo) : Nous souhaitons cependant exprimer notre inquiétude en ce qui concerne les projets des missionnaires. Notamment pour ce qui est du volet institutionnel, leur schéma conduit à rendre les institutions plus complexes et moins lisibles: un modèle qui n’est pas le nôtre. Ecolo et Groen, MR et Open Vld veulent évidemment participer à une Belgique qui fonctionne plus efficacement, au service de nos concitoyens et de leurs préoccupations de tous les jours. De telles réformes nécessitent cependant une préparation approfondie et une concertation suffisante.Continuer la lecture

La Vivaldi a vu le jour comme étant le gouvernement anti-communautaire. Elle allait refédéraliser et ne croyait pas à la division communautaire. Mais nier la réalité ne la change pas.

« Le Soir » (26/11/2020) a évoqué sans honte une « flamandisation » du gouvernement fédéral. Ils ont discuté avec une vingtaine de témoins – anonymes – qui se sont montrés unanimes.Continuer la lecture

« Le courant idéologique du nationalisme flamand ne peut être stoppé plus longtemps. Les deux partis nationalistes flamands obtiendront peut-être en 2024 la majorité absolue au Parlement flamand. La survie de la Belgique sera alors incertaine. C’est pourquoi il est bon de réfléchir dès à présent aux conséquences possibles de ce tremblement de terre. »Continuer la lecture

Monsieur le Président,
Cher Monsieur Bouchez,

Vous avez bien voulu me faire part de vos réflexions après la lecture de ma dernière « carte blanche » intitulée « Ces vains combats d’arrière-garde belgicains » (« Le Vif » du 12 octobre 2020 – https://www.levif.be/actualite/belgique/ces-vains-combats-d-arriere-garde-belgicains-carte-blanche/article-opinion-1343807.html).

Comme vous, je suis libéral. J’ai hérité cela de mon grand-père maternel, Eugène Ballant, qui fut bourgmestre libéral de Lillois-Witterzée (aujourd’hui entité de Braine l’Alleud) de 1941 à 1944 et de 1945 à 1964.
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C’est avec intérêt que j’ai pris connaissance de la carte blanche du politologue Vincent Laborderie, intitulée  » Face au séparatisme, l’hypothèse du stand alone bruxellois et publiée sur le site du  » Vif « , le 19 septembre.

Deux paragraphes retiennent plus particulièrement mon attention.Continuer la lecture

Rik Van Cauwelaert: « Tous les partis flamands de la Vivaldi ont peu à gagner dans ce gouvernement. Mais ils ont tout à perdre des élections. »

On l’appelle parfois la mémoire de la rue de la Loi. Rik Van Cauwelaert passe en revue la dernière séquence fédérale et balise la suite. Disons que c’est assez cash.

Het geheugen van de Wetstraat. On l’appelle parfois comme ça : la mémoire de la rue de la Loi. Rik Van Cauwelaert (70 ans) baigne dans la politique depuis toujours. Chroniqueur au Tijd (et ex-rédacteur en chef de l’hebdomadaire Knack), il passe en revue la dernière séquence fédérale et balise la suite. Comme on va le voir, tourner autour du pot n’est pas sa spécialité.
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En 1968, le Rassemblement Wallon a vu le jour en réaction aux partis « traditionnels unitaires » qui s’opposaient à toute réforme de l’Etat dans un sens fédéral. On se souvient encore de l’affiche représentant Omer Vanaudenhove, le président du PLP-PVV, avec le slogan « Mon parti, c’est mon pays », orné du ruban tricolore.

Il fallut l’intervention inattendue du député libéral de Liège, Gérard Delruelle, au « Groupe des 28 », le 2 octobre 1969, pour que les choses évoluent de manière significative : La Wallonie doit recevoir quelque chose sur le plan économique en échange de l’autonomie culturelle que réclame la Flandre. Donnez aux régions des milliards pour régler leurs priorités ! Et Pierre Descamps, le nouveau président national du PLP-PVV de déclarer aussitôt et contre toute attente : Je partage entièrement le point de vue de M. Delruelle. Il vient d’exprimer ici la position de toute la délégation.Continuer la lecture

La Belgique pourrait disparaître par implosion, estime Jules Gheude après un sondage montrant la recrudescence du sentiment séparatiste. Selon lui, le CD&V a intérêt à faire échouer la Vivaldi.

Il y a peu, dans une opinion publiée sur ce site, Frédéric Amez, vice-président de B Plus, déclarait que seule une faible minorité de Flamands étaient gagnés à la cause séparatiste. Il citait le chiffre de 16%.

Cette semaine, un sondage réalisé par l’institut Dedicated pour Soir mag nous révèle qu’un quart des Belges sont favorables à la scission, dont 28% de Flamands. Mais l’on apprend aussi que 50,3% de ceux-ci sont disposés à accorder leurs suffrages au Vlaams Belang (27%) et à la N-VA (23,3%). Ce qui signifie que, forts d’une majorité absolue au sein du Parlement flamand, les élus de ces deux formations séparatistes disposeraient de la légitimité démocratique pour proclamer l’indépendance de la Flandre.
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