Elio Di Rupo s’adresse au patronat, aux syndicats et aux associations environnementales : « Ce n’est plus l’heure des “il n’y a qu’à”. Avec vous seulement nous pouvons faire en sorte que les milliards du plan de relance aillent dans nos entreprises, pour nos travailleurs, et ne filent pas à l’étranger. Il faut garantir l’ancrage wallon ».Continuer la lecture

Annelies Verlinden, ministre de l’Intérieur (CD&V) : « Après la gestion de la crise corona, il faut avancer dans une série de dossiers. » On n’oublie pas… la réforme de l’Etat. Et on commence par le transfert des soins de santé. « C’est prévu dans l’accord de gouvernement. » Le but, selon la chrétienne-démocrate : « Un Etat qui fonctionne mieux, où l’on évite blocages et disputes. »Continuer la lecture

On ne sait jamais de quoi demain sera fait.
Qui, au début des années 80, aurait pu imaginer l’effondrement de l’URSS, la réunification allemande, la fin de la Tchécoslovaquie et de la Yougoslavie, le Brexit ?
Depuis 2010, la Belgique a vécu deux crises politiques majeures, qui ont rendu la formation d’un gouvernement fédéral extrêmement difficile. Le fossé entre la Flandre et la Wallonie n’a cessé de se creuser et tout indique que la mise sur pied d’une 7ème réforme de l’Etat, programmée pour 2024, relèvera de la quadrature du cercle, tant les positions du Nord et du Sud sont opposées.
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Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, s’est posée la question de la décolonisation. L’ONU s’est imposée comme le grand forum en la matière. Par ses résolutions, l’Assemblée générale a posé les fondements d’un nouvel ordre international, conforme aux aspirations des peuples décolonisés.Continuer la lecture

Après deux années de crise covid et malgré le rebond de l’activité économique, la Wallonie peine à retrouver son rythme de croisière en matière d’accueil des investissements étrangers avec une baisse de 15¨% du nombre de dossiers conclus en 2021, constate l’Agence wallonne à l’exportation et aux investissements étrangers (Awex).Continuer la lecture

La situation financière de la Région wallonne s’annonce désastreuse. Sans coupes structurelles, la dette risque de devenir ingérable, met en garde la fine fleur des économistes francophones. La Wallonie paie le prix de « l’extraordinaire laxisme qui caractérise la politique budgétaire wallonne depuis des années ».Continuer la lecture

Il n’est pas courant d’assister à une conférence de presse où un ministre, assis à côté de son président de parti, annonce sa démission en précisant qu’il n’est plus en adéquation avec la ligne de sa formation politique.

Cette démission était prévisible. En décembre dernier, Jean-Luc Crucke avait, en effet, déclaré qu’il réfléchissait à l’attitude qu’il adopterait, le moment venu, à la suite du désaveu qu’il avait essuyé de la part de Georges-Louis Bouchez, le président du MR, et d’une partie des députés libéraux wallons, à propos de son décret fiscal.

Ce décret avait finalement été adopté, mais l’homme n’avait pas digéré la pilule. Aujourd’hui, il quitte la politique, avec l’espoir de pouvoir être nommé prochainement à la Cour constitutionnelle.

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Renaud Witmeur, futur ex-patron de la Sogepa, livrait récemment son analyse quant à la relance de la Wallonie. Un constat d’impuissance, qu’analyse Jules Gheude, essayiste politique.

Renaud Witmeur est le CEO de la Sogepa, le fond public wallon d’investissement. Dans quelques mois, il quittera ses fonctions pour diriger le pôle hospitalier bruxellois regroupant l’hôpital Erasme, l’Institut Jules Bordet et l’hôpital des Enfants.Continuer la lecture

Pour l’essayiste politique Jules Gheude, même si les sondages affirment qu’une minorité de Flamands souhaitent l’indépendance, le divorce à la belge est inéluctable. Et les Wallons feraient bien d’ouvrir les yeux.

Le très lucide François Perin se plaisait à fustiger les Wallons « sans yeux et sans oreilles ». Tandis que le rouleau compresseur du Mouvement Populaire flamand avançait inexorablement, ils roucoulaient paisiblement.

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Je remercie Claude Demelenne pour sa critique de mon opinion « L’obsession unitariste de Georges-Louis Bouchez » sur le site « LeVif.be » du 2 novembre, car il me permet de compléter ma réflexion sur l’avenir de la Belgique.
Pour affirmer que la Belgique « a encore de beaux jours devant elle », Claude Demelenne avance deux arguments.
Le premier consiste à dire que seule une minorité de Flamands (il parle de « 15% au grand maximum », veulent vraiment l’indépendance de la Flandre et que parmi les électeurs des deux formations séparatistes, la N-VA et le Vlaams Belang, respectivement 25% et 30% ne souhaitent pas la scission du pays.
Mais Claude Demelenne semble oublier que les citoyens sont censés voter en toute connaissance de cause. Si, comme le montrent divers sondages, ils élisent suffisamment de députés N-VA et Vlaams Belang pour que ceux-ci soient à même de constituer une majorité absolue au Parlement flamand, ces représentants auraient toute légitimité démocratique pour proclamer unilatéralement l’indépendance de la Flandre. Ils ne feraient, en fait, qu’appliquer l’un des points majeurs de leur programme.
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