La situation financière de la Région wallonne s’annonce désastreuse. Sans coupes structurelles, la dette risque de devenir ingérable, met en garde la fine fleur des économistes francophones. La Wallonie paie le prix de « l’extraordinaire laxisme qui caractérise la politique budgétaire wallonne depuis des années ».Continuer la lecture

Il n’est pas courant d’assister à une conférence de presse où un ministre, assis à côté de son président de parti, annonce sa démission en précisant qu’il n’est plus en adéquation avec la ligne de sa formation politique.

Cette démission était prévisible. En décembre dernier, Jean-Luc Crucke avait, en effet, déclaré qu’il réfléchissait à l’attitude qu’il adopterait, le moment venu, à la suite du désaveu qu’il avait essuyé de la part de Georges-Louis Bouchez, le président du MR, et d’une partie des députés libéraux wallons, à propos de son décret fiscal.

Ce décret avait finalement été adopté, mais l’homme n’avait pas digéré la pilule. Aujourd’hui, il quitte la politique, avec l’espoir de pouvoir être nommé prochainement à la Cour constitutionnelle.

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Renaud Witmeur, futur ex-patron de la Sogepa, livrait récemment son analyse quant à la relance de la Wallonie. Un constat d’impuissance, qu’analyse Jules Gheude, essayiste politique.

Renaud Witmeur est le CEO de la Sogepa, le fond public wallon d’investissement. Dans quelques mois, il quittera ses fonctions pour diriger le pôle hospitalier bruxellois regroupant l’hôpital Erasme, l’Institut Jules Bordet et l’hôpital des Enfants.Continuer la lecture

Pour l’essayiste politique Jules Gheude, même si les sondages affirment qu’une minorité de Flamands souhaitent l’indépendance, le divorce à la belge est inéluctable. Et les Wallons feraient bien d’ouvrir les yeux.

Le très lucide François Perin se plaisait à fustiger les Wallons « sans yeux et sans oreilles ». Tandis que le rouleau compresseur du Mouvement Populaire flamand avançait inexorablement, ils roucoulaient paisiblement.

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Je remercie Claude Demelenne pour sa critique de mon opinion « L’obsession unitariste de Georges-Louis Bouchez » sur le site « LeVif.be » du 2 novembre, car il me permet de compléter ma réflexion sur l’avenir de la Belgique.
Pour affirmer que la Belgique « a encore de beaux jours devant elle », Claude Demelenne avance deux arguments.
Le premier consiste à dire que seule une minorité de Flamands (il parle de « 15% au grand maximum », veulent vraiment l’indépendance de la Flandre et que parmi les électeurs des deux formations séparatistes, la N-VA et le Vlaams Belang, respectivement 25% et 30% ne souhaitent pas la scission du pays.
Mais Claude Demelenne semble oublier que les citoyens sont censés voter en toute connaissance de cause. Si, comme le montrent divers sondages, ils élisent suffisamment de députés N-VA et Vlaams Belang pour que ceux-ci soient à même de constituer une majorité absolue au Parlement flamand, ces représentants auraient toute légitimité démocratique pour proclamer unilatéralement l’indépendance de la Flandre. Ils ne feraient, en fait, qu’appliquer l’un des points majeurs de leur programme.
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Les réseaux sont dormants, mais les rattachistes y croient à nouveau : la Wallonie en France. Au passage, Paul-Henry Gendebien publie une autobiographie fournie, « Mon séjour dans la fosse aux lions de la politique belge », qui redonne le ton.

La Wallonie en France, c’est demain la veille ? Nos rattachistes, il en reste, on y vient, ne croient pas forcément au sens de l’histoire (du reste, les marxistes, qui y croient, eux, voient revenir au contraire la Belgique unitaire, c’est la nouvelle ligne de com revival des PTBistes), mais ils se disent que, peut-être, allez comprendre, l’histoire a un sens au moins par intermittence, entre deux séquences aléatoires. Alors, jamais sûrs mais convaincus, plusieurs – car ils sont plusieurs, quand même – se disent qu’elle va droit, que c’est le momentum, ou que ça y ressemble. Soyons fous : il y aurait une fenêtre pour le rattachement à la France.Continuer la lecture

Que donnera le chantier que la coalition Vivaldi est censée ouvrir en vue de mettre en place une 7e réforme de l’Etat pour 2024 ? Et, tiraillée en tous sens comme elle l’est, cette coalition sera-t-elle seulement en mesure d’atteindre cette échéance ?
Il ne faut, en tout cas, pas être grand clerc pour comprendre que le démantèlement de la Belgique est un processus inéluctable et que tout combat d’arrière-garde belgicain sera vain.
Au fil des décennies, la Flandre s’est érigée en véritable Nation. Le terme figure d’ailleurs expressément dans le préambule de la « Handvest voor Vlaanderen », la Charte pour la Flandre, adoptée en 2012. Et certains sondages indiquent que les deux formations indépendantistes flamandes, la N-VA et le Vlaams Belang, sont crédités ensemble de 47,9% d’intentions de vote, ce qui leur conférerait une majorité absolue au Parlement flamand.Continuer la lecture

Le président de la N-VA, Bart De Wever, se dit « optimiste » sur le fait que, dans les années à venir, les esprits vont mûrir en Flandre de telle sorte qu’après les élections de 2024, des étapes vers le confédéralisme seront possibles. « Seul le confédéralisme peut offrir une solution ».

« L’appauvrissement de la Flandre par l’immobilisme fédéral deviendra si tangible que plus personne ne pourra nier la lumière du soleil », a déclaré le président de la formation nationaliste flamande, samedi lors d’un rassemblement du parti à l’occasion de la rentrée.Continuer la lecture

Il y aura 26 ans, ce 18 septembre, que Jean Gol nous quittait, victime d’une hémorragie cérébrale. Il n’avait que 53 ans.
Son parcours politique fut étroitement lié à celui de François Perin, dont il fut l’assistant à l’Université de Liège et qu’il appelait « le Maître ».
Ce parcours le mena de la gauche (il fut membre des Etudiants socialistes) au libéralisme réformateur en passant par le Rassemblement Wallon.
Créé en 1968, à la suite de la chute du gouvernement Vanden Boeynants sur l’affaire de l’Université de Louvain, le Rassemblement Wallon s’employa à faire sortir les partis « traditionnels » de leur immobilisme pour les amener à réformer le pays sur une base fédérale.Continuer la lecture