L’enjeu des élections du 9 juin 2024 – Interview de Jules Gheude, essayiste politique
La campagne pour les élections législatives, régionales et européennes du 9 juin 2024 se prépare activement. Qu’est-ce que cela vous inspire en tant qu’observateur attentif de la vie politique belge depuis quelque 50 ans ?Continuer la lecture
La Belgique n’est décidément pas un pays comme les autres
Pouvoir d’achat, santé, sécurité, environnement… Ces sujets, qui concernent le citoyen de tout Etat, ont été abordés, ce 14 janvier, par les responsables des six partis francophones (PS, MR, PTB, Ecolo, Les Engagés et DéFi) lors du premier débat organisé par RTL en vue des élections législatives et régionales du 9 juin prochain.
Mais un point essentiel a été omis : la Belgique n’est pas un pays comme les autres dans la mesure où il est constamment « travaillé » en interne par les oppositions communautaires. Outre les divergences socio-économiques classiques (gauche-droite) qui divisent traditionnellement la classe politique, la Belgique se voit confrontée en permanence au débat qui concerne son organisation institutionnelle et, partant, son avenir même.Continuer la lecture
Propos de rentrée : Vivaldi, Charles Michel vs Didier Reynders, avenir du pays, monarchie.
La « Vivaldi » ressemble davantage à un souk qu’à un gouvernement. Le gouverneur de la Banque Nationale se voit ainsi contraint d’assurer son propre intérim en raison d’un marchandage entre partenaires de la coalition quant à certains postes-clés à pourvoir dans la Fonction publique. Cela, alors que la Belgique entame la présidence du Conseil de l’Union européenne. Et ce n’est certes pas l’approche des élections législatives, régionales et européennes qui va permettre de mettre de l’huile dans les rouages…Continuer la lecture
Un paysage politique trop touffu, qui ne sert pas la démocratie
Jules Gheude Selon le dernier Baromètre du Soir-RTL, le Vlaams Belang, avec 25,1% d’intentions de vote, aurait la main pour mener les négociations en vue de la formation du gouvernement flamand au lendemain des élections régionales du 9 juin 2024. Le président de cette formation d’extrême-droite, Tom Van Grieken, aContinuer la lecture
Mal wallon : mythe ou réalité ? Jean-Claude Marcourt, Elio Di Rupo et Paul Magnette sont dans le déni
e 12 décembre 2022, Jean-Claude Marcourt, président du Parlement wallon, remettait sa démission, de même que les membres du Bureau, dans le cadre de l’affaire qui touchait le greffier, Frédéric Janssens.
Un an plus tard, âgé de 67 ans, il nous informe de sa décision de ne pas se présenter aux élections du 9 juin 2024. Ce qui ne l’empêche toutefois pas d’accepter d’entrer au conseil d’administration de Resa, le gestionnaire de réseau de gaz et d’électricité liégeois.Continuer la lecture
Cordon sanitaire, 7ème réforme de l’Etat : tant d’hypocrisie !
Les défenseurs de la démocratie pourfendent l’extrême droite au motif qu’elle représente un danger majeur pour cette démocratie. Si tel est le cas, pourquoi lui permet-on alors de participer aux élections ? La réponse est simple : parce que la démocratie ne peut se concevoir sans la liberté d’expression. Mais n’est-il pas irrationnel, dans ce cas, de ceindre ensuite les élus de cette extrême droite d’un cordon dit sanitaire ? De les tenir à l’écart, tels des pestiférés, de la gestion des affaires ? Surtout, s’ils ont très largement gagné les élections.Continuer la lecture
Dieu et les Belges
Dieu faisait l’inventaire, par ordre alphabétique, des difficultés auxquelles était confrontée Sa Création
Il en était à la lettre B, à la Belgique.
« Ces Belges, décidément, me créent bien du souci, pensa-t-il. Impossible de les faire cohabiter de façon paisible. La configuration unitaire de leur petit Royaume n’a pas été concluante, pas plus que toutes ces réformes institutionnelles qui ont tenté de tenir compte de leurs particularismes. »Continuer la lecture
Que penser du compromis relatif à la refonte des institutions francophones ?
C’est « Le Soir » qui livre le scoop ce 28 septembre : au terme de discussions menées dans la discrétion, les présidents du PS, du MR et d’Ecolo seraient arrivés à un compromis concernant la refonte des institutions francophones. « Seraient », car certains points doivent encore être affinés avant qu’une résolution puisse être soumise aux parlementaires.Continuer la lecture
Quand François Desmet veut réparer l’Etat…
«Réparer la gouvernance afin de diminuer cette emprise immorale et injuste d’un présent égoïste sur les prochaines générations. (..) Il s’agit de rendre l’espoir aux jeunes générations, et aux jeunes qui veulent se lancer en politique, auxquels je ne parviens pas à me résoudre à abandonner une planète brûlée et des caisses vides pour affronter l’avenir. Il n’est pas tolérable que nous nous contentions de dire aux plus jeunes que, en raison de deux cents années de monde industriel, ils hériteront d’une planète avec deux degrés de plus, d’un climat déréglé, des matières premières qui vont se raréfier, et des dettes publiques impayables qui les amèneront à travailler jusqu’à 70 ans, voire davantage ».Continuer la lecture
Evolution belge : « Il ne faut jamais dire jamais, Monsieur Amez ! »
Je sais gré à Monsieur Frédéric Amez, vice-président de B Plus, d’avoir répondu à ma tribune du 4 septembre : C’est, en effet, la confrontation des idées, dans le respect mutuel, qui permet de faire progresser tout débat démocratique.
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L’imbroglio politiquer belge : vers un pays ingouvernable
Le président du PS, Paul Magnette, le dit très clairement dans la dernière interview accordée à « L’Avenir » : « Le PS refusera toujours le confédéralisme ».
Il est vrai que le PS avait aussi juré qu’il ne laisserait jamais tomber José Happart comme bourgmestre des Fourons et que l’arrondissement électoral de Bruxelles, Hal, Vilvorde ne serait jamais scindé. On sait comment les choses se sont finalement passées…
Au départ, c’est le leitmotiv bien connu : « Je ne suis demandeur de rien ». Au final, c’est le même refrain : « Ok, j’accepte en contrepartie d’espèces sonnantes et trébuchantes ».Continuer la lecture
Georges-Louis Bouchez, atout ou handicap pour le MR ?
On peut d’ores et déjà admettre que le PS et Ecolo n’auront aucune envie de remettre le couvert avec le MR au lendemain des élections du 9 juin 2024.
Depuis la mise en place de la Vivaldi, Georges-Louis Bouchez, le président des libéraux/réformateurs francophones, n’a cessé d’incarner le mouton noir aux yeux de ses homologues francophones. Dernier épisode en date : l’échec de la réforme fiscale, dû essentiellement à l’intransigeance du président du MR.
Le mandat de ce dernier expire cette année, mais tout porte à croire qu’il sera exceptionnellement prolongé en raison de la proximité des élections.Continuer la lecture

