Plus simple cette fois en Belgique ? Rien n’est moins sûr !
Jules Gheude, essayiste politique On s’attendait à un coude à coude entre le PS et le MR et à une percée spectaculaire du Vlaams Belang. La percée s’est finalement opérée en faveur du Mouvement réformateur qui, avec près de 30% des voix, met fin à l’hégémonie que détenait le PartiContinuer la lecture
Le deuxième roman de Jules Gheude, dans lequel la perspective d’une Wallonie française est évoquée…
Le deuxième roman de Jules Gheude, « Le Suicidé de Porquerolles » vient de paraître aux Presses du Midi à Toulon
En voici le synopsis :
Professeur belge de droit international, Jérôme Lahousse a choisi de passer sa retraite à Hyères (Var), anticipant ainsi un scénario qu’il juge inéluctable : la Flandre finira par s’ériger en Etat et seule une intégration à la France permettra de garantir l’avenir de la Wallonie.
La découverte, chez un bouquiniste, de « Mon Suicide » du Suisse Henri Roorda, l’interpelle. A l’instar d’Albert Camus, il a en effet toujours considéré le suicide comme « le seul problème philosophique vraiment sérieux ». Il est y d’autant plus attentif qu’il souffre d’un glaucome sévère pouvant le mener à la cécité.Continuer la lecture
Plus de ministres, de parlementaires, de cabinettards et de dépenses… En Wallonie, la machinerie politique est bien plus lourde qu’en Flandre
Les chiffres sont éloquents. En Flandre, on compte neuf ministres pour 6,8 millions d’habitants. Du côté de la Wallonie et de Bruxelles, on compte 21 ministres pour 4,8 millions d’habitants. Et à leur niveau, on dénombre proportionnellement deux fois plus de mandataires communaux en Wallonie qu’en Flandre.
Ces données sont quelques exemples d’un rapport intitulé “Le fédéralisme belge en chiffres : simplifier pour amplifier”, qui tombe à pic en cette période de négociations politiques. Rédigé par Jean Hindriks et Alexandre Lamfalussy, ce rapport a été publié ce vendredi pour le compte du Lidam de l’UCLouvain (le Louvain Institute of Data Analysis and Modeling in economics and statistics).Continuer la lecture
Georges-Louis Bouchez et Maxime Prévot face à l’option confédérale
Contrairement à ce que les sondages avaient annoncé, la N-VA reste le premier parti politique du pays.
Son président, Bart De Wever, devrait donc logiquement être désigné comme formateur d’un nouveau gouvernement belge.
Mais, contrairement aussi à ce qu’il espérait, il ne pourra envisager de négocier avec le PS, qui vient de perdre en Wallonie son statut hégémon et a fait le choix de l’opposition à tous les niveaux de pouvoir.
Comme il l’avait précisé durant la campagne, Bart De Wever ne fera, à l’échelon flamand, aucune alliance avec le Vlaams Belang. « Je fais toujours ce que j’ai dit », a-t-il récemment rappelé.Continuer la lecture
Bart De Wever face à un dilemme : un gouvernement rapidement ou une grande réforme de l’État ?
Le président de la N-VA est coincé par sa promesse de ne plus jamais entrer au gouvernement fédéral sans travailler à une grande réforme de l’Etat. Continuer la lecture
Paul Magnette à Bart De Wever : « Et si vous partez, les Wallons, les Bruxellois continueront à écrire l’histoire de la Belgique sans vous ! »
Et revoilà le WalloBrux!
Sauf que pour danser le tango, il faut être deux…Continuer la lecture
La N-VA et l’indépendance de la Flandre
Il y a un an, Bart De Wever, le président de la N-VA expliquait dans la presse fla mande vouloir mettre rapidement en place un mini-cabinet fédéral avec le PS, au lendemain des élections du 9 juin 2024, afin d’éviter de tomber à nouveau dans une longue période d’affaires courantes.
Démarche pour le moins curieuse, lorsqu’on sait que l’objectif de la N-VA est de mettre fin à la Belgique pour faire émerger « une République flamande indépendante, état-membre d’une Union européenne démocratique » (article 1 des statuts).Continuer la lecture
UN GOUVERNEMENT INTROUVABLE !
Ce que disait François Perin, le 28 avril 1981, peut se réaliser après le 9 juin prochain : Apres d’éventuelles élections (…), le malheureux chef de l’Etat se mettra à courir après un gouvernement introuvable : la Belgique peut disparaître par implosion. Qu’est-ce qui empêcherai les Flamands de proclamer unilatéralement leur indépendance et d’affirmer leur nation? Ils ont créé tous les instruments de leur future légitimité.
Voyons l’article de David Coppi dans « Le Soir » de ce 25 mai 2024 :Continuer la lecture
Le seul et véritable enjeu des élections du 9 juin : la viabilité du pays.
Ils discutent pouvoir d’achat, immigration, sécurité, transition écologique… Autant de sujets qui, dans un pays normal, ont leur importance.
Sauf que la Belgique n’est à un pays comme les autres dans la mesure où sa viabilité même est en jeu.
En 2010-2011, il fallut 541 jours pour constituer un gouvernement de plein exercice. A l’initiative de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française, deux députés effectuèrent alors une mission de trois jours en Belgique pour analyser la situation intérieure. Et ils présentèrent un rapport qualifié d’assez sombre, qui soulignait les clivages profonds auxquels le pays était confronté.Continuer la lecture
Le fondateur du Rassemblement Wallonie-France, Paul-Henry Gendebien, est décédé
Paul-Henry Gendebien est décédé ce vendredi à l’âge de 84 ans. Ce Belge avait fondé le Rassemblement Wallonie-France (RWF) après s’être d’abord engagé dans les rangs du Rassemblement wallon.Continuer la lecture
Non au confédéralisme, qu’ils disent
Le monde politique francophone ne cesse de le répéter sur tous les tons : pas question d’envisager le confédéralisme pour gérer la Belgique, et donc de régionaliser un maximum de compétences avec juste un mini-socle commun. En témoigne le refus des partis du sud du pays en campagne d’en passer par une réforme de l’Etat prochainement, ou les stratagèmes déployés récemment pour éviter de devoir gouverner à la Région bruxelloise avec la N-VA si celle-ci s’y révélait incontournable après les élections.Continuer la lecture
Ouvrir largement à révision la Constitution ? La Vivaldi confuse dans le dernier acte
On dissout les Chambres le 8 mai. Il faut adopter une déclaration de révision de la Constitution, dernier acte de législature. Problème : les partenaires Vivaldi calent, entre la volonté de moderniser le texte fondamental et la peur d’une aventure institutionnelle. Un kern a lieu ce vendredi. C’est fumée noire jusqu’à présent. David Clarinval (MR), ministre des Réformes institutionnelles, nous éclaire…Continuer la lecture