« Le Vif », 18 septembre 2021

Le président de la N-VA, Bart De Wever, se dit « optimiste » sur le fait que, dans les années à venir, les esprits vont mûrir en Flandre de telle sorte qu’après les élections de 2024, des étapes vers le confédéralisme seront possibles. « Seul le confédéralisme peut offrir une solution ».

« L’appauvrissement de la Flandre par l’immobilisme fédéral deviendra si tangible que plus personne ne pourra nier la lumière du soleil », a déclaré le président de la formation nationaliste flamande, samedi lors d’un rassemblement du parti à l’occasion de la rentrée.

Dans son discours de clôture, Bart De Wever est revenu sur les 20 dernières années, au cours desquelles la N-VA est passée d’un « mini parti » à la principale formation en Flandre, qui fournit le ministre-président de la Région du nord du pays depuis 2014.

A ses yeux, il y a un grand « mais ». « Durant nos 20 ans d’existence, nous avons vu le niveau fédéral aller de mal en pis. Il ne reste rien de ce qu’était autrefois la démocratie belge », a déclaré M. De Wever.

Pour le président de la Nieuw-Vlaamse Alliantie, la formation du gouvernement Vivaldi a touché le fond sur ce point. Et, comme son parti l’a souvent affirmé, M. De Wever ne croit pas que ce gouvernement mènera à bien les réformes structurelles nécessaires, ce qui aura des conséquences désastreuses pour le nord du pays, a-t-il jugé.

« Chaque jour où la Belgique vogue comme un navire sans gouvernail, l’argent de l’épargnant flamand file davantage dans un gouffre toujours plus profond. »

Mais le président de la N-VA reste optimiste. « Le moment est venu. L’appauvrissement de la Flandre par l’immobilisme fédéral deviendra si tangible que plus personne ne pourra nier la lumière du soleil. Le contraste démocratique entre la Flandre et la Wallonie deviendra si grand que personne ne pourra accorder de crédibilité au gouvernement fédéral. C’est pourquoi seul le confédéralisme peut offrir une solution, et seule la N-VA peut le faire », a-t-il conclu.

2 commentaires

  1. J’aimerais partager l’optimisme du président de la N-VA, Bart De Wever, « sur le fait que, dans les années à venir, les esprits vont mûrir en Flandre de telle sorte qu’après les élections de 2024, des étapes vers le confédéralisme seront possibles. » Seulement, voilà déjà bien des années que personne en Flandre n’ose se décider à fermer le robinet du financement de la Wallonie.
    Le cas de Brussel/Bruxelles relève d’une autre équation pour Mère Flandre.
    Dans une procédure de distanciation, de séparation et enfin de divorce, la temporisation ne sert à rien sauf au pourrissement de la situation pour les parties en cause.
    La crainte des foudres de L’Union Européenne ? Malgré ses traités despotiques, ses contraintes réglementaires, ses juges quasi inquisitoriaux et la dictature anonyme de sa Commission, l’Union Européenne serait bien incapable de s’opposer au divorce belge.
    A l’international, le fait accompli d’un divorce belge verrait se réveiller des réflexes de partage des dépouilles comme au 19e siècle !
    Les actuelles postures et paroles apaisantes des Etats voisins cachent seulement le désir de ne pas apparaître comme un prédateur gourmant.
    Les conflits et chaos actuels, proches ou lointains, dans le monde montrent la faiblesse congénitale de l’Union Européenne.
    Staline aurait posé la question: l’Union Européenne, combien des divisions ?
    Militairement peu, institutionnelles beaucoup !
    Mon unique inquiétude, à ce jour, le confédéralisme déboucherait-il sur la voie du séparatisme ou de la colonisation de la Wallonie ?

  2. Je ne vois pas pourquoi Bart de Wever s’amuse encore à gagner du temps, dans une situation pour laquelle il sait très bien que le but est de maintenir la Belgique; discuter dans termes d’espérance de confédéralisme reste encore du pain béni dans l’assiette de l’unitarisme qui reste fort et entouré de medias et de propagande.
    Il n’est rien à attendre de la Wallonie et surtout de ses dirigeants, nous le savons bien;
    soit ils sont pensionnés et les vérités qu’ils donnent n’ont plus aucune portée, ou alors minime.
    -Soit il luttent ,mais avec de pauvre moyens,vite balayés,peu à pas entendus et luttant désespérément contre une férocité unitariste bien ancrée de la population, figée par tout ce qu’on a pu instiller d’antiwallon et d’antifrançais .
    -Pour les quelques politiciens qui osent donner un crédit à notre rapprochement français, ils gardent bien de le mettre en avant de peur de reproches de leur propre partis, ou même d’y perdre leur place.
    Je ne vois donc aucune force tangible en Wallonie capable de renverser une vapeur unitariste.
    On doit malheureusement de contenter ,certes des excellents articles, de l’ouverture d’esprit français, et des espérances théoriques que les RWF , alliance Wallonie France et Gewif, mais qui indéniablement ne sont toujours lues que par le mêmes adeptes.
    Malheureusement ,entre ces 3 « mouvements » règnent à plus ou moins grande échelle des désaccords, les empêchant à l’entrevue d’une possible union, sauf quelques acquiescements d’articles échangés entre les sites.
    Jean Moulin était parvenu à rassembler plus ou moins les différents groupes de résistance et ce dans une période plus que dangereuse; nous n’avons même pas la possibilité d’ engager les points communs à réunir ,pour être plus forts….!!!!??.
    Il n’y a ni publicité, ni rencontre, ni hymne « rattachiste »,
    Tout semble si l’on veut rester clair, qu’il ne faut rien attendre.
    Les autre ethnies ,qu’elles soient arabes ou africaines, ont leur propre radio; nous n’avons rien, niente.
    Se battre pour la rattachement à la France reste un long chemin de croix au bout duquel aucun projet ,aucune annonce, aucun rassemblement….
    Nous en sommes actuellement à attendre les quelques dérapages flamands, ou les coups de boutoir du vlaamse belang et/ ou de la NVA, pour se persuader de la fin prochaine du pays.
    Dernière donnée de la NVA: confederalisme?Rapprochement des pays bas?On ne pense plus à l’indépendance de la Flandre car finalement les flamands n’y seraient pas prêts???.
    Le vlaams belang et la NVA auraient à eux deux la majorité,mais finalement la NVA ne serait pas d’accord sur les principes de celui ci….?
    quel brol…
    J’en viens vraiment à me demander qui veut quoi?
    Il est bien dommage que je n’ai pas le tour de passe -passe pour la naturalisation française ,car ce projet lui tient debout; et que l’on ne dise pas qu’il vaut mieux être Wallon que Français, car la Wallonie n’existe pas(ou pas encore…),
    OU qu’il vaille mieux rester belge car cela commence à tenir du ridicule le plus arboré,
    Et même si la France en mauvaise passe de son identité devait passer par Zemmour(à ne pas confondre avec fasciste…!),cela reste la France, et pas forcément la plus mauvaise(cfr Macron)

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