C’est avec intérêt que j’ai pris connaissance de la carte blanche du politologue Vincent Laborderie, intitulée  » Face au séparatisme, l’hypothèse du stand alone bruxellois et publiée sur le site du  » Vif « , le 19 septembre.

Deux paragraphes retiennent plus particulièrement mon attention.Continuer la lecture

En 1968, le Rassemblement Wallon a vu le jour en réaction aux partis « traditionnels unitaires » qui s’opposaient à toute réforme de l’Etat dans un sens fédéral. On se souvient encore de l’affiche représentant Omer Vanaudenhove, le président du PLP-PVV, avec le slogan « Mon parti, c’est mon pays », orné du ruban tricolore.

Il fallut l’intervention inattendue du député libéral de Liège, Gérard Delruelle, au « Groupe des 28 », le 2 octobre 1969, pour que les choses évoluent de manière significative : La Wallonie doit recevoir quelque chose sur le plan économique en échange de l’autonomie culturelle que réclame la Flandre. Donnez aux régions des milliards pour régler leurs priorités ! Et Pierre Descamps, le nouveau président national du PLP-PVV de déclarer aussitôt et contre toute attente : Je partage entièrement le point de vue de M. Delruelle. Il vient d’exprimer ici la position de toute la délégation.Continuer la lecture

La Belgique pourrait disparaître par implosion, estime Jules Gheude après un sondage montrant la recrudescence du sentiment séparatiste. Selon lui, le CD&V a intérêt à faire échouer la Vivaldi.

Il y a peu, dans une opinion publiée sur ce site, Frédéric Amez, vice-président de B Plus, déclarait que seule une faible minorité de Flamands étaient gagnés à la cause séparatiste. Il citait le chiffre de 16%.

Cette semaine, un sondage réalisé par l’institut Dedicated pour Soir mag nous révèle qu’un quart des Belges sont favorables à la scission, dont 28% de Flamands. Mais l’on apprend aussi que 50,3% de ceux-ci sont disposés à accorder leurs suffrages au Vlaams Belang (27%) et à la N-VA (23,3%). Ce qui signifie que, forts d’une majorité absolue au sein du Parlement flamand, les élus de ces deux formations séparatistes disposeraient de la légitimité démocratique pour proclamer l’indépendance de la Flandre.
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Dans une carte blanche publiée sur le site de « Doorbraak » le 4 août, Tony Van de Calseyde et Frédéric Amez, respectivement président et vice-président de B Plus (« pour une Belgique fédérale, rénovée et solidaire »), expliquent que leur mouvement voit plus loin que la pure politique partisane. Ils contestent notamment la présentation de la Belgique comme un Etat artificiel, né en 1830 d’un trait de plume diplomatique :
Les territoires que nous appelons aujourd’hui Belgique ont bien une histoire commune qui remonte au 15e siècle et aux ducs de Bourgogne. Seule la principauté de Liège fait ici exception. Depuis les guerres de religion et l’indépendance des provinces du Nord (les Provinces unies) au 17e siècle, les Pays-Bas du Sud ou catholiques ont toujours été considérés comme un seul territoire, aussi bien par les Espagnols et les Autrichiens que par les Français qui furent les seuls à conquérir notre région par la violence au lieu de la succession habituelle d’une dynastie à l’autre.Continuer la lecture

Je possède le petit billet manuscrit que Jean Gol adressa à François Perin, le 14 mars 1983, après avoir pris connaissance de l’article que ce dernier avait fait paraître dans « Pourquoi Pas? » sous le titre « Et si les Flamands proclamaient leur indépendance? ». Jean Gol écrit : « Je suis d’accord à 100% avec votre article du « Pourquoi? ». Mais le délai est sans doute un peu plus long; je ne suis pas fonctionnellement en position d’exprimer publiquement mon accord (Jean Gol était alors vice-Premier ministre et ministre de la Justice). J’agis cependant chaque jour préparer cette échéance et une réponse francophone de survie digne, raisonnable et dans l’ordre. »
Pour en avoir maintes fois parlé avec lui à l’époque, je peux attester que Jean Gol avait le regard tourné vers la France. Il nous a malheureusement quittés trop tôt!
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Le blocage total que connaît actuellement la Belgique, ne peut que réjouir Bart De Wever. Dans la mesure où la preuve est désormais apportée que la Belgique est ingouvernable, rien ni personne ne peut s’opposer à ce que le Parlement flamand, fort de sa légitimité démocratique, proclame unilatéralement l’indépendance de la Flandre.Continuer la lecture

C’est avec grand intérêt que j’ai pris connaissance de la carte blanche de Frédéric Amez, Vice-président de B Plus, publiée sur « Le Vif », ce 27 juillet .
Selon M. Awez, la crise que traverse actuellement la Belgique n’a rien d’inédit et il est excessif d’en tirer argument pour convaincre l’opinion publique wallonne qu’il ne sert à rien de compter sur l’avenir de la Belgique.
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Jules Gheude, essayiste politique (1) Dans un pays normal, Maggie De Block aurait été évincée de son fauteuil ministériel pour incompétence avérée : la façon dont elle a géré le secteur de la santé et la crise du coronavirus a été catastrophique. Mais nous ne sommes pas dans un pays normal.Continuer la lecture

Quand la Wallonie souffre d’hypertrophie administrative L’AWEX (Agence wallonne à l’Exportation) vient de communiquer le chiffre des exportations wallonnes pour l’année 2019 : 49,2 milliards, soit une progression de 11,2% On est très loin des performances obtenues par FIT (Flanders Invest & Trade). La Flandre, en effet, réalise à elle seuleContinuer la lecture

Jules Gheude, essayiste politique (1) La fixation définitive de la frontière linguistique, en 1962, fut le premier coup porté au caractère unitaire de la Belgique. La preuve était ainsi apportée qu’il n’y avait plus unité, mais bien dualité. On vit ensuite les partis dits traditionnels, jusque-là gérés de façon unitaire,Continuer la lecture